Joachim Peiper

Joachim Peiper

30-01-1915 - 13-07-1976

Liberation Route Europe

Joachim Peiper

Joachim Peiper, un berlinois âgé de 18 ans, s’est enrôlé dans les SS en octobre 1933 et a rapidement rejoint l’élite de cette organisation, à savoir la division Leibstandarte SS Adolf Hitler. Cette unité regroupait des soldats particulièrement zélés sous la direction de Sepp Dietrich. En juillet 1938, Joachim Peiper travaillera sous les ordres directs d’Heinrich Himmler, le plus haut dirigeant des SS, et deviendra son premier adjudant.

À l’âge de 26 ans, Joachim Peiper, adjudant SS allemand, a participé à l’Opération Barbarossa, nom de code de l’invasion allemande de l’Union soviétique en juin 1941. Il est ensuite devenu rapidement Hauptsturmführer (capitaine) dans une unité de combat SS. Entre 1941 et 1943, il a dirigé plusieurs unités de combat en Union soviétique, en Italie, où il sera responsable du massacre de 22 civils, ainsi qu’en Ukraine. Dans la presse nazie, Joachim Peiper a acquis la réputation d’un leader exceptionnel, avant de devenir Obersturmbannführer (lieutenant-colonel) à la fin de l’année 1943. À partir de décembre 1944, il jouera un rôle important dans la bataille des Ardennes. Il avait alors pour mission de conquérir les ponts traversant la Meuse et il disposait pour cela du matériel le plus puissant de l’armée nazie : le Tiger II. Ce nouveau char pesait 70 tonnes, mais consommait énormément de carburant. Joachim Peiper et son unité ont par ailleurs organisé le massacre de Baugnez. Selon le rapport officiel, 86 soldats américains ont alors été tués, ainsi que 164 civils, dans la région de Stavelot. L’unité se retrouve finalement à court de carburant, avant d’être rejointe par les troupes américaines dans le village de La Gleize. Joachim Peiper et ses hommes s’échappent alors à pied, en laissant derrière eux des centaines de véhicules. Après la guerre, Joachim Peiper sera reconnu coupable de crimes de guerre et condamné à mort. Toutefois, il bénéficiera secrètement d’une libération conditionnelle en 1956. Il trouvera un travail dans l’industrie automobile et partira vivre en France, où il traduira des livres d’histoire. En 1976, un ancien résistant Français qui l’avait reconnu révèlera aux médias la vraie identité de Joachim Peiper. Sa maison sera incendiée quelques jours plus tard et on retrouvera le corps de l’ancien nazi à l’intérieur.

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