République tchèque

La Tchécoslovaquie est née après la Première Guerre mondiale. C'est l’un des premiers pays à tomber aux mains de l’Allemagne nazie et des derniers à être libérés. 

Liberation Route Europe

La Route de la Libération de l'Europe en République tchèque

La Tchécoslovaquie compte diverses minorités, dont une importante communauté germanophone près de la frontière allemande, dans les Sudètes. Cette communauté sert d’excuse à Hitler pour envahir les Sudètes en 1938. La France et la Grande-Bretagne, alliés de la Tchécoslovaquie, ferment les yeux pour éviter la guerre. En mars 1939, l’Allemagne envahit le reste du pays. La Tchécoslovaquie est l’un des derniers pays à rester occupé. Elle doit sa libération aux Alliés occidentaux et à l’Union soviétique. Pendant la guerre, un mouvement de résistance active se crée et des milliers de Tchèques se battent aux côtés des troupes occidentales et soviétiques.

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Histoire sélectionnée: Libération de Plzeň

En 1945, l’Allemagne nazie est sur le point de perdre la guerre. En mai, la population tchèque se soulève contre l’occupant allemand dans plusieurs villes, notamment Plzeň. Au même moment, l’Armée rouge s’apprête à entrer dans le pays par l’est et les Alliés occidentaux par l’ouest.

La fin de la guerre
Sur cette image:
Libération de Plzeň
Char Sherman de la 16e division blindée américaine pendant la libération de Plzeň, 6 mai 1945.

Le 5 mai 1945, la population de Plzeň se révolte contre l’occupation nazie. Les habitants prennent la rue et s’attaquent aux symboles nazis. Pour tenter d’étouffer la révolte, les troupes allemandes assiègent la ville. La population civile de Plzeň attend désespérément l’arrivée des forces américaines.

Le 6 mai, au petit matin, les chars américains de la 16e division blindée prennent la direction de Plzeň, qu’ils atteignent vers 8 heures. Les premières troupes sur place sont celles du Combat Command B, dirigé par le colonel Charles Noble. Les troupes américaines se heurtent à une résistance timide de la part des soldats allemands, qui leur tirent dessus depuis la tour de la cathédrale. À la tête des troupes allemandes, le général von Majewski comprend rapidement que les jeux sont faits et décide de se rendre. Vers 14 h 15, il signe la capitulation obligeant ses hommes à cesser toute résistance. Il se suicide ensuite sous les yeux de son personnel et de son épouse.

Après la 16e division blindée, Plzeň voit arriver la 2e division d’infanterie et le 17e bataillon de fusiliers belges, composé de 700 volontaires qui ont rejoint l’armée américaine après la libération de Liège. Plzeň compte aujourd’hui plusieurs monuments qui rendent hommage aux forces alliées ayant pris part à la libération de la ville.

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